Le danger des mails

voila, ça devait arriver, j’ai pour la première fois de ma vie commis un impair avec un mail pouvant porter préjudice et qui pourtant est à l’opposé de ce que je suis et les valeurs que je défends depuis toujours.

En étant en train d’écrire un mail à Pôle emploi directement sur le site de la poste sans passer par thunderbird, j’ai été interrompu, mon mail s’est retrouvé dans les brouillons. En voulant reprendre le mail qui n’était qu’une coquille vide, j’ai pris par erreur un très ancien mail résiduel du brouillon qui a l’époque était destiné à une amie, une personne que je respecte et apprécie énormément et auquel j’avais joint une image infamante hyper-sexiste, insultante en pleine période metoo qui montre que les excès conduisent à des excès inverses, que l’exagération d’un côté conduit à l’émergence de débiles incels.

Quel est le résultat de ce courriel? Alors que je défends depuis des décennies l’émancipation des femmes, dénonce avec véhémence les violences faites au femmes, le sexisme dans la rue, les insultes qui leurs sont faites, alors que mes discussions les plus enrichissantes, les plus constructrices ont le plus souvent été obtenues au contact de la gente féminine, alors que j’ai été dirigé 90% de ma vie professionnelle par des femmes, 95 de mes collègues étant des femmes, dans un milieu progressiste prônant l’égalité des sexes, alors que je ne pourrais pas évoluer dans un milieu où les femmes sont reléguées au second plan, je passe pour le mec le plus machiste qu’il soit avec ce mail non replacé dans son contexte. Il y a de quoi développer une dépression, se réfugier dans un trou de souris par honte et plomber son image surtout à l’heure des réseaux sociaux et les rumeurs avec des éléments dont on ignore tout des circonstances.

J’ai adressé ma demande d’excuses suite à ce courriel mais le mal est fait et cela simplement parce que je n’ai pas vérifié avant l’envoi de l’existence d’une pièce jointe, en reprenant un courriel que je croyais vide.

Alors faites attention à vos mails.